mardi 17 juillet 2018

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Nouveauté : Hérédité

De Ari Aster, avec Toni Collette, Gabriel Byrne, Alex Wolff, etc.

Lorsque Ellen, matriarche de la famille Graham, décède, sa famille découvre des secrets de plus en plus terrifiants sur sa lignée. Une hérédité sinistre à laquelle il semble impossible d’échapper.

Le réalisateur: Ari Aster

Diplômé de l’AFI (American Film Institute), Ari Aster s’est d’abord fait connaître outre Atlantique avec ses courts métrages, notamment The Strange things about the Johnsons dont le sujet fit scandale (une histoire de famille mêlant inceste, viol et meurtre). Son premier long métrage “Hérédité” reste dans la lignée même s’il choisit la voie horrifique sans doute plus vendeuse et “apporteuse” de fonds.

Le film : Hérédité

Le film débute par un enterrement, celui d’une matriarche de 78 ans, Ellen. C’est sa fille, Annie (excellente Toni Collette), qui en fait l’éloge funèbre, mais plus qu’un éloge il s’agit presque d’un règlement de compte tant le portrait dressé de la défunte est peu reluisant. On sent ainsi d’emblée le malaise familial. La petite famille habite une grande maison isolée, entourée de forêt, avec une petite cabane dans les arbres contigüe. L’endroit est à la fois majestueux et lugubre, un peu sombre tout en étant un peu arty. Il faut dire qu’Annie est artiste et sa fille, Charlie, aime également dessiner et fabriquer des objets. Annie, quant à elle, prépare une expo pour une galerie d’art: une sorte de miniaturisation de sa propre vie qu’elle reproduit minutieusement avec beaucoup de réalisme. Ari Aster en joue, s’en servant pour des effets de mise en scène assez jouissifs. Le film s’installe lentement au sein de la famille Graham dont on découvre au fur et à mesure les failles. Il y a cette grand-mère bien sûr qui semblait si particulière et dont le cadavre disparaît aussitôt enterré, il y a aussi cette petite fille, Charlie (surprenante Milly Shapiro), au physique et au comportement bien étranges mais dont on ne dit pas grand chose si ce n’est qu’elle était la préférée de sa grand-mère. Les failles des trois autres membres se révèleront plus tard, dans la deuxième partie du film, là où apparaitront les ingrédients plus horrifiques et fantastiques alors que la première partie relèverait presque plus d’un drame familial. Le film vaut pour son excellente mise en scène et sa direction d’acteurs. Toni Collette et le jeune Alex Wolff sont particulièrement bluffants, sans oublier Gabriel Byrne qui contrebalance l’hystérie générale avec son calme flegmatique.

Le film est vraiment bien écrit quant à la psychologie de ses personnages et la montée crescendo dans le drame puis l’horreur bien que je ne sois pas hyper fan de la toute fin explicative tirée par les cheveux à en perdre la tête. On y ressent néanmoins les influences du jeune réalisateur qui s’est inspiré beaucoup du cinéma des années 70 (Rosemary’s baby de Polanski, Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg).

Delphine C - Mon Ciné à moi