vendredi 14 décembre 2018

Votre annonce ici

Votre annonce ici

Vous souhaitez publier votre...

Annonces

Robert Ménard était interrogé ce 8 septembre par Jean-Jacques-Bourdin sur RMC. Le premier édile y a fait quelques sorties surprenantes.

Premier point évoqué par Robert Ménard au micro de Jean-Jacques Bourdin : la reconstruction du Front National après la déroute des législatives et le score en demi-teinte des présidentielles. Le maire de Béziers, a émis des doutes sur la capacité de leadership de la présidente du parti (dont il n’est pas membre) : « Aujourd’hui, avec le programme qu’elle défend, on va dans le mur ». Principalement en cause, le programme économique du parti : « On ne peut pas dire autant d’âneries sur l’Europe. Il faut arrêter de dire qu’il s’agit d’une dictature sous le joug de l’euro. L’Europe est aussi un havre de paix et une région qui se porte mieux que d’autres ». Même concernant la performance de Marine Le Pen au débat d’entre-deux tours, il confie : « J’étais honteux. Beaucoup de gens prêts à voter pour le FN au second tour ne l’ont pas fait à cause de ça ».

Seule porte de sortie qu’il envisage : une alliance à terme avec Les Républicains et l’exclusion de la « famille Philippot » influençant la ligne du Front National. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le premier édile biterrois est prêt à lancer un mouvement politique si les deux partis ne parviennent pas à s’entendre : « On ne sait pas qui pourra être le prochain président. Tout est possible après Macron. Je ne le ferais pas seul, mais je pense qu’il faut bousculer les appareils politiques ».

Une posture libérale 

Robert Ménard a également évoqué le projet de la loi travail du gouvernement Philippe. S’il était député, il avoue qu’il aurait voté cette réforme. « Dans ma ville, les patrons des petites PME sont contents des mesures de monsieur Macron. Chez lui, il y a des choses qui me hérissent le poil, mais là-dessus on va dans le bon sens ».

Enfin, le maire de Béziers s’est exprimé en sa qualité d’ancien directeur de Reporters sans Frontières. « Aujourd’hui, les journalistes sont trop proches du pouvoir. Ça décrédibilise les politiques comme les journalistes » a t-il déploré alors qu'on apprenait la semaine dernière que le journaliste Bruno Roger-Petit devenait porte-parole de l'Élysée.

Cliquez ici pour retrouver l’émission dans son intégralité

Paul-Arnaud Boudou

Dans un contexte de pleine mutation de la santé au travail, l’ensemble des acteurs de la région se mobilise pour répondre aux enjeux de santé et qualité de vie au travail des 2,2 millions de salariés d’Occitanie, gages de performance de nos entreprises.

L'élaboration du premier Plan Régional Santé Travail (PRST) de la région Occitanie s'inscrit dans le cadre de la fusion des régions Languedoc - Roussillon et Midi - Pyrénées. Cela a été une grande chance de pouvoir bénéficier des dynamiques existantes sur les deux anciennes régions pour mutualiser les efforts et proposer des actions innovantes.

Le diagnostic santé et sécurité au travail en Occitanie est grave. Selon les derniers chiffres consolidés, plus de 54 300 accidents du travail avec arrêt se sont produits dans notre région, près de 3 000 d’entre eux ont occasionné une invalidité permanente et 60 ont été mortels. Tous les acteurs doivent agir, ensemble. Ce Plan Régional Santé Travail est un défi pour répondre collectivement, en Occitanie, aux enjeux essentiels de la santé au travail.

C'est pourquoi les partenaires ont fait le choix de construire ensemble les actions opérationnelles et efficientes de ce projet. 21 groupes de travail co - pilotés par les services de l’Etat (Direccte) , la Carsat Midi - Pyrénées, la Carsat Languedoc - Roussillon, l'ARACT , l’OPPBTP mais aussi les services de santé au travail proposent la mise en œuvre d'actions concrètes à destination des entreprises, plaçant la prévention comme levier économique au cœur du dispositif. Ce travail collaboratif fait également l'objet d'une concertation avec les partenaires sociaux, soucieux de la qualité des actions qui sont proposées aux entreprises.

Pour  Christophe LEROUGE, directeur régional de la Directe Occitanie, "ce premier Plan Régional Santé Travail Occitanie doit être à la hauteur des ambitions collectives ( partenaires sociaux, acteurs institutionnels, entreprises , salariés et professionnels de la prévention ) afin de :

  • Mettre en synergie et coordonner les acteurs et s’assurer que chaque action déclinée au sein du plan permettra de faire un pas supplémentaire en matière de santé au travail, de façon réaliste et concrète,
  • Favoriser la prévention primaire et rompre avec la culture de réparation,
  • S’appuyer sur des démarches et des pratiques qui portent leurs fruits dans les entreprises. C ’est dans ce sens que la qualité de vie au travail aura une place privilégiée au sein de ce PRST,
  • Placer la santé au travail et l’amélioration des conditions de travail au cœur du dialogue social "

Ce nouveau Plan Régional Santé Travail doit répondre à l’ensemble de ces enjeux. Il traduit une ambition : un renouvellement profond de la politique de santé au travail qui doit être partagée par l’ensemble des parties prenantes du monde du travail, en lien étroit avec les acteurs principaux de la prévention.

Pascal Mailhos, préfet de la région Occitanie, représenté par Christophe Lerouge, et Yves Struillou directeur général du travail lancent le 27 juin ce nouveau plan régional santé au travail, lors d’un colloque de 500 personnes au Centre de Congrès Pierre Baudis, à Toulouse, où seront présents des dirigeants d’entreprises, des salariés, des médecins du travail, des acteurs de la prévention , les partenaires sociaux et les institutionnels. La santé au travail c’est l’affaire de tous !

Cliquez ici pour en savoir plus

Quelques chiffres clés

2 175 241 actifs ayant un emploi en Occitanie

  • 82 % des entreprises d’Occitanie comptent moins de 10 salariés dans leur effectif
  • En 2014, 54 309 accidents du travail avec arrêt se sont produits en Occitanie, 2 940 d’entre eux ont occasionné une invalidité permanente et 60 ont été mortels
  • Au niveau national, entre 2001 et 2012, les accidents du travail ont augmenté de plus de 20,3 % chez les femmes , alors qu’ils ont diminué de plus de 23,3 % chez les hommes
  • Le nombre de maladies professionnelles (2 441) est reparti à la hausse en 2014, avec +5,4 % en Occitanie.

Depuis dimanche dernier, nous connaissons le nouveau visage de l'Assemblée Nationale. Qu'en est-il dans le biterrois ?

Dans la 6ème circonscription, c'est la candidate Front National Emmanuelle Ménard qui l'emporte avec 53.49% des suffrages exprimés, soit une avance de 7 points sur sa concurrente En Marche. La femme du premier édile biterrois rejoint donc le groupe de 8 députés FN à l'Assemblée, un record pour le parti dirigé par Marine Le Pen.

Dans la 5ème circonscription, c'est Philippe Huppé, maire d'Adissan présenté avec l'étiquette République En Marche qui devient député de la majorité présidentielle avec presque 20 points d'avance sur son adversaire Front National. 

Sur ces deux circonscriptions, la participation est plus élevée qu'à l'échelle nationale de quelques points, mais on peut aussi questionner le grand nombre de votes blancs qui atteint presque 10% sur la cinquième.

Pour voir les résultats des législatives dans l'Hérault en détail

Dans la 6ème circonscription, Emmanuelle Ménard (FN) et Isabelle Voyer (REM) s'affronteront lors du second tour pour accéder au poste de député. Emmanuelle Ménard a réuni 36.18% des voix, ce qui lui laisse une confortable avance sur son adversaire En Marche qui en a obtenu 24.17%. Le député sortant Élie Aboud (18.48%) regrette "la campagne médiatique faite autour du mouvement La République En Marche" et rappelle que "le socle de la démocratie a besoin de contre-pouvoirs". Des scores qu'il convient de nuancer dans cette sixième circonscription qui n'a réuni que 45.74% de ses électeurs aux urnes, 4 points en-dessous de la participation nationale.

Issue similaire dans la cinquième circonscription de l'Hérault où les candidats Philippe Huppé (REM) et Gilles Ardinat (FN) sont en lice pour le second tour. La socialiste Marie Passieux et son suppléant Kléber Mesquida, député sortant, perdent donc leur assise historique sur cette circonscription avec 13% des suffrages exprimés. Comparativement à sa voisine, cette circonscription s'est plus mobilisé et l'on enregistre une participation de 50.57%.

À moins d’un mois du scrutin qui décidera de la majorité parlementaire du président fraîchement élu, il est temps de faire un point sur la situation de nos circonscriptions.

La 6ème circonscription

La plus importante à remporter. Cette circonscription centralise les 3 cantons de Béziers plus les villes de Colombiers, Maraussan et Cazouls-les-Béziers.

C’est dans cette circonscription que se présente Emmanuelle Ménard, femme de l’actuel maire de Béziers, avec le soutien du Front National et du Mouvement pour la France. La candidate qui veut préserver « les racines et la culture française » est confortée par les victoires des conseillers départementaux FN élus dans tous les cantons de la ville ainsi que par les scores élevés de Marine Le Pen aux présidentielles dans le biterrois.
Elle devra affronter le député Les Républicains sortant, Élie Aboud, qui tente de conserver son poste à l’Assemblée Nationale.
Il faudra aussi compter sur la présence de candidats du Mouvement La République En Marche représenté dans la 6ème par Isabelle Voyer, ancienne géologue reconvertie en consultante environnement à Béziers.
Le candidat de la France Insoumise, qui a refusé une alliance avec le candidat Parti Communiste, est David Garcia, infirmier en milieu scolaire. Le programme reste fidèle à L’avenir en commun, proposé par Jean-Luc Mélenchon lors des présidentielles.
Quant aux socialistes Dominique Fouilhé et Christophe Coquemont, pas de nouvelles depuis que le Parti Socialiste a gelé leur investiture. Pour l’heure, le PS ne sera donc pas représenté dans la circonscription.

La 5ème circonscription

La cinquième circonscription est l’une des plus vastes de l’Hérault. Elle comprend des villes de Sud-Hérault comme Capestang, Saint-Chinian, Puisserguier mais aussi Murviel-les-Béziers et tous les hauts cantons.

Gilles Ardinat, professeur agrégé d’histoire-géographie engagé au sein du collectif d’enseignants Racine et conseiller régional du Front National est le candidat du FN dans cette circonscription.
Le candidat de La République En Marche de cette circonscription est finalement Philippe Huppé, maire d’Adissan élu sous l’étiquette UDI, président du parti radical de l’Hérault, qui a choisi de ne pas se présenter pour Les Républicains. Son ambition : « apporter un peu plus de renouveau et d’humanisme » dans la vie politique française.
Kléber Mesquida le député socialiste sortant devient le suppléant de son actuelle suppléante, Marie Passieux.
Catherine Rouillé-Pasquali a été investie dans le cadre de la liste LR-UDI.

Paul-Arnaud Boudou

Emmanuelle Ménard vient d'annoncer sa candidature pour représenter la 6ème circonscription de Béziers à l'Assemblée Nationale, probablement sous la bannière du Front National. La femme du premier édile de Béziers - et probablement sa plus proche conseillère - serait alors conforté par les bons scores de Marine Le Pen dans le biterrois.

Ce dimanche 23 avril, les Français ont voté pour leur candidat au premier tour des élections présidentielles. Dans le biterrois, les résultats diffèrent du scrutin national.